De la dépression à la rénovation (1935-1955)

L'âge d'or du tango s'achève sur une fin tragique ! La mort de Carlos Gardel. Dépression économique. Le goût du jour est au rythme bien marcado: bien marqué, tellement appuyé que la mélodie semble devenir secondaire.
Avec Pugliese et Troilo, la rénovation économique et musicale est en marche. En parallèle avec la présidence de Péron, on assiste à une redécouverte de la musicalité du tango.
En réaction au bien marcado, c'est le moment de la finesse et des nuances. Les tangos de Pugliese demeurent des musiques de danse, mais on pose déjà le pied du côté de ce que sera le tango de concert. Rechute. C'est le second âge d'or avec le péronisme jusque dans les années 55. Puis la fin tragique avec le renversement du gouvernement et une transformation radicale, c'est la révolution nuevotango.


Nuevo Tango (depuis 1960)

C'est le tango de concert. Au tournant des années 20 Gardel a fait passer le tango des pieds aux lèvres. Quarante ans plus tard, la nouvelle génération impose le tango à l'oreille. On s'engage dans la seule voie que le tango n'avait pas tout à fait exploré : la musique pure.
Piazzola : celui par qui le scandale arrive. Il délaisse le rythme traditionnel et le remplace par une respiration plus nuancée, il rompt avec la continuité rythmique de chaque pièce - alternance de segments très contrastés. Les amateurs ne savent plus sur quel pied danser. L'écho international du nuevo tango réveille le tango portègne.

Le spectacle "Tango argentino", créé à Paris en 1984 sur des chorégraphies de Claudia Segovia et Hector Orezzoli est un succès. Il sera joué en 1985 à Broadway et en 86 à Buenos Aires. Les spectacles et les écoles refleurissent à Buenos Aires ensuite.

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