Garúa (1943) – Bruine

Música  : Aníbal Troilo – Letra : Enrique Cadícamo. 

Que noche llena de hastío y de frío!Quelle nuit pleine de lassitude et de froid !
El viento trae un extraño lamento.Le vent apporte une étrange plainte.
¡Parece un pozo de sombras la nocheOn dirait un puits de ténèbres… la nuit !
y yo en la sombra camino muy lento.!Et moi dans les ténèbres, j’avance lentement… !
Mientras tanto la garúaPendant ce temps la bruine
se acentúaS’accroit 
con sus púasAvec ses épines
en mi corazón…Dans mon cœur…
En esta noche tan fría y tan míaDans cette nuit si froide et si intime
pensando siempre en lo mismo me abismoPensant toujours à la même chose je sombre
y aunque quiera arrancarla,Et bien que je veuille l’arracher
desecharlaLa chasser
y olvidarlaEt l’oublier
la recuerdo más.J’y pense encore davantage.
¡Garúa!Bruine !
Solo y triste por la aceraSeul et triste sur le trottoir
va este corazón transidoVa ce cœur transi
con tristeza de tapera.Avec un chagrin misérable.
Sintiendo tu hielo,En ressentant ta froideur,
porque aquella, con su olvido,Parce que celle-là, avec son indifférence
hoy le ha abierto una gotera.Aujourd’hui, elle a creusé une gouttière dans mon cœur.
¡Perdido!Perdu !
Como un duende que en la sombraComme un lutin dans l’ombre
más la busca y más la nombra…Qui la cherche encore et l’appelle encore
Garúa… tristeza…Bruine… tristesse…
¡Hasta el cielo se ha puesto a llorar!Même le ciel s’est mis à pleurer ! 

Traduction : Michel BREGEON (avril 2026)

Version 1943 : Orchestre Pedro Laurenz – Chant Alberto Podestá

L’histoire

Jean-Marie DUPREZ

Association de Tango Argentin depuis 1992